C’est donc sur son site toulousain de 1500 m², situé au bord de la rocade Arc-en-Ciel, que la société Gérac mène des expérimentations notamment grâce à un générateur pouvant reproduire les 200.000 ampères de la foudre, afin de tester les appareils électroniques qui équiperont les avions de ligne, mais également les voitures ou les objets du quotidien. Elle peut d’ailleurs leur délivrer la certification européenne CE. « Au début, notre activité concernait un seul domaine, l’aéronautique. Aujourd’hui cela s’est élargi au spatial, au militaire mai également au civil », explique Hervé Grauby, chef de service Engineering qui reconnaît que l’aéronautique concerne encore 60% de l’activité de la société. Cette diversification est intervenue après la crise de 2008.

Des clients dans le spatial et l’automobile

Diversifier son activité et rechercher des marchés de niche. Telle est la stratégie de la société Gérac, filiale de Thalès, qui vient de fêter ses 30 ans. Installée depuis 1991 à Toulouse, l’entreprise est spécialisée dans la maîtrise des environnements électromagnétiques. Autrement dit, la trentaine d’ingénieurs et de techniciens de Gérac étudient comment les appareils électriques réagissent aux interférences électromagnétiques qui peuvent perturber leur fonctionnement.

C’est donc sur son site toulousain de 1500 m², situé au bord de la rocade Arc-en-Ciel, que la société Gérac mène des expérimentations notamment grâce à un générateur pouvant reproduire les 200.000 ampères de la foudre, afin de tester les appareils électroniques qui équiperont les avions de ligne, mais également les voitures ou les objets du quotidien. Elle peut d’ailleurs leur délivrer la certification européenne CE. « Au début, notre activité concernait un seul domaine, l’aéronautique. Aujourd’hui cela s’est élargi au spatial, au militaire mai également au civil », explique Hervé Grauby, chef de service Engineering qui reconnaît que l’aéronautique concerne encore 60% de l’activité de la société. Cette diversification est intervenue après la crise de 2008.

Des clients dans le spatial et l’automobile

« Elle a impacté le secteur de l’aéronautique, nous avons été concernés trois ou quatre ans après », précise Hervé Grauby. « Et puis il ne faut pas oublier que l’A350 est le dernier grand projet d’Airbus avant plusieurs années ». C’est pour cette raison, que depuis quelques années, Renault, Peugeot (automobile) ou le Cnes (spatial) ont ainsi rejoint le catalogue clients. Surtout, Gérac se distingue par l’offre « complète » proposée à ses clients qui couvre trois secteurs : le conseil, les tests et la fabrication de générateurs.

En 2014, Gérac a inauguré un générateur de foudre à effets directs fabriqué par ses propres ingénieurs, dont un exemplaire a été vendu au CEAT. « En Europe il n’existe que cinq appareils de ce type », se félicite Hervé Grauby. Et depuis deux ans, l’entreprise organise des formations d’une journée dans ses locaux en compatibilité électro-magnétique (CEM) à l’attention de ses clients. Une embellie qui a permis à l’entreprise toulousaine qui affiche un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros (10 millions au niveau national avec les sites de Bordeaux, Trappes, Gramat, Bristol et Madrid) d’embaucher cinq ingénieurs, dont quatre jeunes, au cours des deux derniers mois. « Un signe que l’activité reprend ! », se félicite Hervé Grauby.
Philippe Font

 

Sur la photo : De nombreux tests sur l’environnement électromagnétique des appareils ont lieu dans les locaux de Gérac à Toulouse. Crédits : DR.

Sources : http://www.touleco.fr